Sam Kolchak a accepté de répondre à nos questions. Merci à lui !
Tu as été sélectionné pour ce dixième numéro avec ta nouvelle « Passage », peux-tu expliquer sa genèse ?
Les idées arrivent souvent sans raison. Parfois, c’est le thème donné pour un concours de nouvelles qui déclenche mon inspiration (il m’arrive de prendre quelques libertés avec celui-ci). C’est le cas pour « Passage », dont la ville de Lyon devait être au centre de l’histoire. Il ne fallait pas se contenter de l’utiliser comme simple décor. Elle devait avoir un rôle actif.

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?
J’affectionne plus particulièrement la SF et le Fantastique : des univers dans lesquels il est plus facile de s’évader (c’est un avis personnel). La place que je laisse au domaine de l’imaginaire est prépondérante. D’ailleurs, cela peut tout à fait être compatible avec un thriller (probablement mon prochain roman).
L’inconnu est sans doute le sujet que je préfère aborder. C’est celui qui éveille notre curiosité et nos peurs. L’écologie, la religion et la science sont aussi source d’inspiration : des thèmes d’actualité qui me tiennent à cœur.
Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?
J’ai découvert l’attrait pour l’écriture en 2015. Bien trop tard à mon goût ! Au travail, un ami nous avait lancé, à quelques collègues et à moi, le défi de composer une petite nouvelle avec une première phrase d’accroche et plusieurs mots imposés. Son obstination à me faire participer a fini par payer. La très courte nouvelle que j’avais écrite, « Rue des coquelicots » pourrait être rangée dans la catégorie Policier.
C’est à partir de là que les idées ont commencées à germer, puis à se développer.
Quel est ton rythme d’écriture ?
Mon rythme est assez irrégulier. J’écris en journée, dans le calme. Impossible pour moi de prendre la plume très tôt dans la matinée ou tard dans la soirée. L’un de mes principes est de ne pas forcer l’écriture. Si je ne suis pas motivé ou inspiré, je regarde un film (je lis également, mais pas dans ces moments où mon esprit est plutôt passif). Ce qui est frustrant, c’est que l’envie d’écrire me gagne parfois quand je suis au travail, une envie que je dois contenir avant de pouvoir assouvir.
Comment construis-tu ton travail ?
Je suis très structuré. J’ai besoin de savoir où je vais, besoin de maîtriser mon histoire. J’écris un résumé que j’étoffe petit à petit. Puis je le divise en chapitres que je segmente à leur tour. J’utilise beaucoup le bloc-notes de mon smartphone pour capturer les idées et les détails qui me viennent dans la journée.
Plutôt nouvelle ou roman ?
Les deux ! J’ai plusieurs nouvelles sous le coude que je retravaille parfois. Quand elles seront suffisamment nombreuses et abouties, je les regrouperai en un recueil. J’ai également plusieurs synopsis de romans dont leur résumé détaillé est déjà couché sur papier ou ordinateur. Beaucoup de projets alors que les journées sont bien trop courtes.
Pourquoi être indépendant ?
Chaque jour, les maisons d’édition reçoivent de nombreux manuscrits. Malheureusement pour les nouveaux auteurs, elles préfèrent miser sur des valeurs sûres, des écrivains renommés dont les productions s’écouleront facilement. En étant indépendant, mon roman saute cette étape autrefois primordiale. C’est une alternative qui lui permet de vivre, d’être diffusé et d’être lu : la finalité de tout livre.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?
Une liberté totale ! C’est le gros point positif. Pas de contrainte de temps, pas de risque de voir son roman dénaturé par une maison d’édition qui voudra parfois vous faire rentrer dans la norme. Pas de nécessité d’allonger certaines scènes ou d’en faire disparaître d’autres. On est seul maître à bord.
À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?
Il y a un manque de reconnaissance évident. Mais les mentalités changent petit à petit et les lecteurs se rendent compte qu’il y a aussi de la qualité dans l’édition indépendante. Mais pour la publicité et la visibilité, surtout chez les libraires, il y a un réel handicap !
Quel type de lecteur es-tu ?
Je me suis remis à la lecture depuis que j’écris. J’avais fait une très longue pause et privilégiais les séries TV, alors que les deux cohabitent très bien. J’aime bien avoir un livre entre les mains, mais je trouve aussi des atouts aux versions numériques que je lis régulièrement. Je suis plutôt « grand public » et j’apprécie les auteurs dits « populaires », comme Stephen King (pour ne citer que lui). Je me replonge parfois dans des classiques (autres que SFFF) pour changer un peu. Et, bien entendu, je lis des auteurs indépendants.
Dans ce numéro 10 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman « Homo pacificus », peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?
C’est une question assez difficile. J’ai tendance à oublier le point de départ de certaines histoires. Mais en réfléchissant bien, je crois que c’est le problème démographique qui m’a inspiré. L’opinion publique commence enfin à prendre conscience de notre impact sur notre belle planète. La Terre compte bien plus d’hommes qu’elle peut en supporter. Et malheureusement, je ne pense pas que cela s’arrange, même si certaines estimations récentes semblent remettre en question cette croyance. D’où l’idée extrême de rendre l’humanité stérile.
Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?
De belles découvertes, des univers variés et des plumes séduisantes qui méritent d’être mis sous le feu des projecteurs. Voilà ce que représente pour moi « L’Indé Panda ». Un joli panorama d’auteurs indépendants qui ravira les lecteurs avides de nouveautés. Il y en a, assurément, pour tous les goûts.
Découvrez Sam Kolchak dans L’Indé Panda 10
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