Interview Meryma Haelströme

Meryma Haelströme a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

Tu as été sélectionnée pour ce dixième numéro avec ta nouvelle « Piersym », peux-tu expliquer sa genèse ?

Déjà merci encore d’avoir sélectionné ma nouvelle, ça me fait très plaisir de faire partie de cette aventure qui me fait de l’œil depuis plusieurs années !

Pour en revenir à Piersym, je l’avais écrite il y a quelque temps déjà, pour participer à un appel à textes de la maison d’édition YBY, sur le thème « félin ». On nous laissait vraiment le choix de la manière d’aborder ce thème, la seule contrainte était que, bien évidemment, il devait y avoir une homoromance, puisque YBY promeut ce genre de littérature. Je n’ai pas été retenue pour cet AT, d’autres ont été meilleurs que moi, mais je ne regrette pas du tout. Les membres du jury m’ont fait un retour constructif et bienveillant, ce qui m’a permis de retravailler un peu mon texte. Par conséquent, j’ai pu vous le proposer et faire un bout de chemin à vos côtés ^^

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

J’écris principalement de la fantasy, parfois un peu de fantastique, et j’aimerais me lancer dans la SF. Paradoxalement, je n’écris que peu de romance, que j’insère parfois dans certaines de mes histoires, c’est la composante de certains de mes personnages, mais jamais le thème principal. En règle générale, dans mes histoires j’aborde la discrimination, la liberté, le respect. Tout cela de manière inconsciente au début, et ça devient évident à mesure que j’écris, ou que je construis mes histoires.

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Houla ! Je dirai que ça remonte à… la préhistoire ? Non je rigole. J’ai toujours du mal avec cette question parce que ça remonte à tellement loin dans mon enfance, que je ne me rappelle pas vraiment les détails. Je devais avoir 9 ans lorsque j’ai inventé réellement une histoire avec des personnages sortis de mon imagination. Il s’agissait d’un petit garçon qui vivait en reclus en forêt avec sa mère parce qu’il avait la peau entièrement bleue (rien à voir avec les Na’vis, Avatar était loin d’être sorti à l’époque), et fuyait son père, un dangereux sorcier. L’histoire tenait en quatre ou cinq lignes, et je l’ai perdue depuis bien longtemps. J’étais déjà influencée par la magie et les créatures, grâce à mes différentes lectures, mais je serai bien incapable de vous dire lesquelles !

Quel est ton rythme d’écriture ?

La question qui fâche… Lent ? Ça compte comme réponse ? En fait ça dépend. Pour une nouvelle, je suis capable de l’écrire en une soirée, c’est-à-dire quelques heures, mais je peux mettre aussi plus d’un mois, selon la complexité et la longueur. Pour un roman, j’en suis à plus d’un an. Je peux rarement écrire la semaine, je suis maman célibataire d’un petit garçon de bientôt 5 ans, qui demande énormément d’attention évidemment, et j’ai beaucoup de travail dans la journée. Il ne me reste que le week-end (où mon fils est chez son père) et parfois j’ai simplement envie (et besoin) de ne rien faire et de larver devant une série ou un jeu vidéo.

Comment construis-tu ton travail ?

J’ai coutume de dire que je suis jarditecte, c’est-à-dire que j’ai besoin de savoir où je vais, de m’organiser, mais de garder une certaine liberté, de la place pour ma créativité. Et au final, je me rends compte que je suis obligée (du moins pour le moment) d’être une architecte et de prévoir quasiment chaque élément de mon histoire avant de l’écrire, sinon je vais direct dans le mur, ou alors je réécris 150 000 fois (oui oui, presque), l’histoire de manière différente. Perte de temps et d’énergie !

Pour résumer très succinctement, je crée mes personnages, l’univers si nécessaire (dans le cas de la fantasy notamment), une carte éventuellement, tout ça dans le désordre ou en même temps (c’est mon côté bordélique/jardinier). Je dégage un synopsis de travail, puis un plan relativement précis (mais je ne décris pas chaque scène avec précision, j’y mets plus des idées générales, des étapes à suivre, des objectifs). Puis j’écris. C’est aussi « simple » que ça ^^

Plutôt nouvelle ou roman ?

Jusqu’à maintenant j’ai écrit et publié plus de nouvelles que de romans… mais j’ai imaginé plus de romans qui attendent sagement d’être développés. Donc, les deux ? ‘_’

Pourquoi être indépendante ?

Je pense que la réponse la plus simple, c’est que je suis une personne indépendante.

J’aime avoir le contrôle de mes revenus, concevoir moi-même mes couvertures, mes 4e, prévoir mes dates de sortie, réaliser mes booktrailers… je continue ?^^

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

La liberté et l’indépendance, justement. Je suis libre d’écrire ce que je veux, de publier ce que je veux, au rythme que j’ai choisi, tout ce que j’ai cité au-dessus, la couverture, le booktrailer, etc.

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La communication et le marketing. Je ne suis pas très douée pour ce genre de choses, je me forme, je lis beaucoup d’articles de blogs sur le sujet et j’applique les conseils et astuces qui me parlent et me correspondent. Je n’ai pas le réseau ni la réputation des maisons d’édition mais j’apprends et je fais de mon mieux.

Quel type de lectrice es-tu ? 

Je lis essentiellement de la fantasy ou du fantastique. Mais je me soigne. J’apprécie les thrillers notamment, les romans psychologiques aussi, les romans de vie, le genre qui parle de personnages qui ont vécu les mêmes choses que moi, les mêmes traumatismes, les mêmes expériences. Mais je n’ai pas le temps de lire énormément, c’est souvent le soir avant d’aller dormir et comme je suis fatiguée, je m’endors dessus au bout d’une demi-heure (même si l’histoire est passionnante). Bref, j’aimerais pouvoir lire plus, beaucoup plus ! J’aime découvrir de nouveaux auteurs francophones, ou lire les romans des copains et copines auteurs. 🙂

Dans ce numéro 10 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman « Le prix de la liberté », peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?

Alors « Le prix de la liberté » est une nouvelle, elle fait 10 000 mots, donc on est loin du roman ^^ (Note du Panda : oups !) Il s’agit d’une préquelle à ma série Erhetylia en cours d’écriture. Le thème principal est la liberté (on s’en serait pas douté…), que je traite sous différents aspects, de différentes manières, au travers différents personnages. Beaucoup de choses m’ont inspirée. Déjà il est question d’esclavage, purement et simplement, donc je n’ai pas été cherché très loin, il suffit de se retourner sur notre histoire. Ensuite, je pense que Tolkien a une grande responsabilité dans mes sources d’inspiration, mais pas que. De nombreuses œuvres m’ont marqué, notamment tout ce qui parle de dragons, de magie et de sorciers. Mais aussi les Marvel, avec les mutants et leurs pouvoirs notamment. Mon esprit a ensuite construit un univers (très) complexe à partir de tout ça.

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

L’étendard des auteurs indépendants, notre bannière sur le champ de bataille de l’édition, le héraut de nos histoires et de nos personnages.

Découvrez Meryma Haelströme dans L’Indé Panda 10
Lisez Le prix de la liberté sur Amazon
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